Rimouski à Moncton, match # 5
« Comme si c’était notre dernier match »
Journal L'Avantage par Réal-Jean Couture
C’est l’Océanic de Rimouski du match # 1 ou du match # 4 que voudra voir Clément Jodoin ce soir sur la glace du petit aréna de Moncton pour le match # 5 de cette série quart de finale de la LHJMQ. Car dans ces deux matchs, l’Océanic s’est montré plus dédié à la cause, plus en mode séries que dans les deux autres. Et dans le match # 4 à Rimouski, l’implication des vétérans a permis aux plus jeunes de se démarquer encore plus, de se sentir plus utiles à l’équipe.
C'est comme si Philippe Cornet volait au dessus de la glace pour laisser Logan MacMillan pousser la rondelle sous lui pour le gros but qui a soulevé la foule. - photo Stéphane Fournier
Il est clair que l’Océanic n’a apprécie pas l’aréna Jean-Louis Lévesque, pas plus que les Wildcats d’ailleurs, mais il faut faire avec. « Il est important pour nous d’être constants et je pense que nous avons affiché une certaine constance tout au long de la série. Oui, il peut arriver des hauts et des bas, certaines erreurs, mais nous avons toujours notre destinée entre nos mains » insistera Clément Jodoin avant de quitter Rimouski.
Revenant toujours sur la façon de faire, Jodoin estime que, dans le moment, la façon de faire de son équipe est bonne. D’autant plus que tout le monde s’accordera à dire que si Nicola Riopel – le gardien des Wildcats – s’était limité à n’être que très bon dans le match # 4, le pointage aurait pu facilement être de 4 ou 5-0 pour l’Océanic. Mais il a été plus que très bon. Excellent.
« C’était 5-0 facile, facile. Il faut donner crédit au jeune gardien et j’ai rappelé aux joueurs que ce n’était que 1-0 après les 20 premières minutes de jeu. Ce qui rend permanent le changement de camp du momentum. Deux buts chanceux et ça y était. Mais, comme le disait Danny Flynn après le match, il faudra apprendre à jouer 5 contre 5. Dans leur camp, leur attaque à cinq n’a pas fonctionné tandis que nous avons trouvé le moyen de faire un ajustement en avantage » explique Jodoin qui a effectivement réuni les trois C sur le même trio en avantage et cela a fonctionné.
Expliquant d’ailleurs le réunion des 3 C, Jodoin explique qu’il a le droit d’écouter ses joueurs et ses adjoints et quand c’est pour le bien de l’équipe, il faut agir et c’est ce qu’il a fait. « On ne prend pas une décision au détriment d’un joueur. Mais on le fait pour l’avancement de l’équipe » dit Jodoin qui reconnaît que, contre Chicoutimi, il n’était pas nécessaire de bouger. Mais il faut aussi être assez souple pour s’adapter aux adversaires. Ce qui a été fait contre Moncton.
UNE APPROCHE RÉALISTE…
Comment prépare-t-on une équipe qui est dans le siège du conducteur et dont les joueurs – qu’on le veille ou non – voient le prochain adversaire ? Jodoin est formel. « Je prépare mon équipe comme si c’était le dernier match. Ensuite, on verra le résultat. Je ne pense pas à Drummondville. On joue notre match comme si c’était le dernier. C’est ce focus, cette attitude qu’il faut retrouver à l’intérieur de l’équipe. »
Jodoin est réaliste toutefois, sachant que les jeunes joueurs des Wildcats ne voudront pas se faire éliminer devant leurs propres partisans. Après notamment une année de 102 points de classement. Le défi, chez les Wildcats est maintenant clair : un match à la fois et ne pas se faire éliminer à la maison.
PHOTO: l'entraîneur chef des Wildcats, Danny Flynn, sait se faire comprendre auprès de ses joueurs. - photo Stéphane Fournier
Mais chez Rimouski, il est tout autre. Le coussin de deux gains dans l’avantage de la glace est important. Sauf qu’encore là, il est toujours possible de tourner une série. Jodoin sait ce qu’il devra adresser à ses joueurs, notamment de ne pas en faire plus, ou ne pas en faire moins, mais bien le faire. La routine de travail a été établie en ce sens au fil des semaines, et l’équipe y est bien adaptée.
Et tout en rappelant qu’il y a moins d’espace de manœuvre dans les séries qu’en saison, il est clair que les recruteurs des équipes de niveaux supérieurs recherchent des joueurs qui sont capables de se créer cet espace dont ils ont besoin pour s’exprimer. Et qui peut se démarquer dans cet espace restreint. « Quand tu est capable de faire ça, tu es capable de jouer n’importe où. »
Nicola Riopel ou Maxime Gougeon ? Les deux gardiens se font une petite gêne à en parler. On verra après la série sident les experts. Laissons le hockey se jouer d'abord... - photos Stéphane Founnier
MAXIME GOUGEON SERA EN POSTE
La visite de la Dr Geneviève Drapeau à la chambre des joueurs hier, avant le départ de l’équipe vers Moncton a été suffisante pour rassurer tout le monde. Le gardien # 1, Maxime Gougeon, reprendra la place qui lui appartient entre les poteaux, et l’équipe sait fort bien qu’advenant une défaillance de Gougeon, Matthew Dopud est prêt à prendre la relève.
Et sur l’heure, personne n’ose faire de comparaison entre Gougeon et Nicola Riopel. À Rimouski, on s’occupe de ses affaires et s’il y a des comparaisons à faire, cela ne fera après les séries ou l’histoire s’en occupera. Car l’Océanic sait fort bien que personne chez les Wildcats ne voudra dérouler le tapis rouge devant l’adversaire. On est même disposé à venir manger ses chocolats de Pâques à Rimouski. C’est tout dire.
Le seul absent donc demeure le défenseur Gleason Fournier qui en aura pour encore deux semaines avant évaluation et par la suite, si 3e ronde des séries il y a, il devrait être disposé à y participer.
Mais pour ce soir, « on y va un match à la fois » soutient encore Clément Jodoin.
C’est à 18 heures, heure du Québec…